L'effondrée - Quentin Just

Pour la première fois de l’Histoire, des Jeux Olympiques d’hiver vont avoir lieux en Yougoslavie. Sarajevo, alors capitale de la République de Bosnie l'emporte contre toutes attentes sur ses deux concurrentes: La ville japonaise de Sapporo et la suédoise Göteborg. C’est une réussite presque inattendue, l’ambiance est festive et le peuple est fier. Un skieur slovène, Jure Francko, deviendra un héros national après l’obtention de la seule et unique médaille yougoslave en prenant la deuxième place du slalom géant.  À cet instant personne ne voit se profiler la terrible guerre civile qui éclatera huit ans plus tard malgré l’ambiance de guerre froide dans laquelle le monde est plongé.
 
Aujourd’hui, jonchés sur les montagnes de Jahorina qui entourent Sarajevo, les sites olympiques sont abandonnés, minés, détruits par l’horreur de la guerre. Le musée olympique, symbole fort, fut bombardé dès le premier jour de l’invasion serbe à Sarajevo. La piste de bobsleigh en guise de tranchée, les sites olympiques ont eux aussi été le terrain de combats très violents.

Supervivientes - Marine Guillaume et Aurore Chatras

Au Pérou, les femmes de toutes générations ont décidé de s’unir pour défendre leurs droits et leur survie. Stérilisées de force, avortées dans des conditions moyenâgeuses ou violées impunément, elles dénoncent un état qui non seulement ne les protège pas mais souvent les menace. Une situation quasi inédite à l’échelle de la planète.            

Le Pérou est un des trois pays les plus violents au monde envers les femmes. Tandis que certaines luttent depuis 20 ans pour réclamer justice et réparation, d’autres foulent les pavés pour ne plus devenir mère sous la contrainte et la force.

 

En avril 2018,  le  procureur   général  du  Pérou  ordonne  l'inculpation  de  l'ancien président Alberto Fujimori pour sa responsabilité présumée  dans les crimes  commis contre ces femmes stérilisées de force dans  le cadre d'une politique publique appliquée durant sa présidence.

Reporters - Maxime Carsel

Reporters nous raconte la vie de journalistes en zone sensible. Photographe ou rédacteur, ils sont prêts à y laisser leur vie à chaque instant, aux quatre coins de la planète. Ils seront suivis et filmés dans le cadre d’une mission particulière commandée par leur agence.

Cette série se veut une immersion dans leur quotidien.  Un épisode n’aura pas vocation à traiter le conflit couvert par le reporter, mais à s’immerger dans le quotidien hors du commun d’un homme ou d’une femme bravant les interdits pour ramener l’information.

Deux dimensions s'entrecroisent : l'intime et l'informatif. Il s'agit de proposer un échantillon de la vie d'un journaliste dans l'action. L’humilité et le courage de ces femmes et de ces hommes nous inspirent, leur sens du devoir et leur abnégation souvent dans l’ombre, seront ici mis en lumière.

Golden Division - Régis Le Sommier - en association avec Match Prod

"Le vendredi 10 mars 2017, avec le photographe Alvaro Canovas, nous avons accompagné les Iraqi Special Operations Forces (Isof-1), la « Golden Division », les troupes d’élite du ministère de l’intérieur irakien, à Mossoul Ouest. Ce jour-là, nous étions en toute première ligne, avec le petit groupe de soldats qui fait de la pénétration sous le feu de l'ennemi.

 

La mission débuta à six heures du matin pour s’achever dans l’après-midi. Elle se solde par trois véhicules détruits et dix blessés côté irakien, et cinq morts côté Daech. Elle permettra de reprendre à l’Etat Islamique à peine deux kilomètres carré du quartier de Yarmouk

Filmées avec un smartphone, ces images permettent, à leur échelle, d’expliquer pourquoi la plus grande bataille urbaine depuis la seconde guerre mondiale fut aussi longue et complexe."

 

Régis Le Sommier

(Crédit photo : © Alvaro Canovas)